Depuis le temps que j’en parlais je l’ai enfin ce disque ! Bon je passe le désagrément rencontré sur l’iTunes Music Store qui proposait l’album avec le booklet mais celui-ci ne fonctionnant pas je serais remboursé par Apple pour le non respect de la qualité des produits… J’en avais déjà parlé ici.
Bref, parlons musique car c’est bien de cela qu’il s’agit.

L’album fait 55 minutes et les fans de Porcupine Tree seront certainement un peu dérouté, surtout les fans qui découvre le groupe depuis peu. Pourquoi j’évoque cela ? Tout simplement parce que cet album solo est très différent des production de Porcupine Tree, le seul morceau rappelant le groupe reste “Harmony Korine” qui ouvre magnifiquement l’album. C’est rock et c’est agréable mais c’est le seul morceau de cette trempe…
“Abandoner” démarre sur un tempo très actuel, les sonorités sont bien choisis et la voix très sombre. On retrouve un piano, une guitare très calme… Le contexte et le texte est très noir et “Salvaging” n’est pas là pour donner beaucoup de joie à l’ensemble. Ce morceau passe très bien, il est plus classique dans son format couplet et refrain. La rythmique et la mélodie sont agréables et le final très calme repose mais reste encore très sombre.

“Veneno Para las Hadas” est encore une chanson calme, le piano est subtil et la voix se pose dessus délicatement. Ajouté à cela des vibrations de guitare, des effets somptueux au clavier et le décor est planté. “No Twiligh Within the Courts of the Sun” est un peu un hommage au rock progressif de King Crimson. La batterie est très jazzy et Gavin Harrison s’en donne à coeur joie, la guitare presque dissonante donne un aspect très décousu au morceau. Le morceau prend une autre dimension avec des accords de guitare puissant et une batterie qui se déchaîne. Puis ça retombe d’un coup pour laisser place à un chant ou les effets sont très bien choisis, c’est étrange, planant… Et cela finit rock, très rock !
“Significant Other” nous repose un peu avec une mélodie très wilsonienne, c’est le moment de douceur dans cet univers sombre. “Only Child” est plus classique également dans son approche, la structure n’est pas déroutante et ça permet de s’y retrouver un peu.
“Twilight Coda” est un peu un interlude, un instrumental tout en calme, en légèreté, du piano, de la guitare classique et toujours cette ambiance un peu lourde. “Get All You Deserve” plaira sans doute aux fans de Radiohead car une fois de plus Steven Wilson a laissé libre cours à ses inspirations. Et la pression monte doucement dans ce morceau avant l’entrée de la guitare et de la batterie jusqu’au final !
“Insurgentes” titre de l’album est le dernier morceau de ce voyage à travers un univers complexe, torturé mais néanmoins passionnant… Un piano et une voix rien de tel pour conclure un album, un bien joli moment.
Peut être un peu trop tôt pour donner un avis sur cet album, il y a du très très bon dés la première écoute, des choses plus étonnantes et donc plus indigeste que d’autre il faudra donc attendre encore un peu pour donner un avis sincère sur cet album. Steven Wilson est très bien entouré puisque l’on compte parmi les musiciens présent sur l’album des pointures. Outre Gavin Harrison le batteur de Porcupine Tree, on retrouve Tony Levin à la bass et Jordan Rudess au piano qui nous a fait ici grâce d’un déluge de note mais au contraire d’un feeling impressionant…

Cet album a été entièrement écrit, réalisé et produit par Steven Wilson. Ce garçon a un talent indéniable de ce coté là aussi et bon nombre de groupe devrait s’inspirer et s’attacher ses services afin de toucher à cette production si particulière. J’aime le son de cet album comme des derniers albums de Porcupine Tree, le son est vraiment mis en avant et toutes les nuances sont présentes sur l’enregistrement final. Les inspirations de Steven Wilson sont mis en valeur dans cet album, il y a du King Crimson, du Pink Floyd, du Radiohead mais tout cela avec une sonorité très actuelle et même si lors de mes premières écoutes je ne peux pas crier au génie en proclamant cet album comme étant l’album de l’année, notamment par sa noirceur qui peut parfois effrayer, il y a des albums à coté desquels on ne doit pas passer et c’est le cas pour Insurgentes.