Black Clouds & Silver Linings – Dream Theater

juillet 4, 2009

Il est là, il est enfin arrivé le dernier album de Dream Theater (dans les bacs depuis le 23 juin).

C’est toujours un événement que la sortie d’un disque de Dream Theater, fan depuis 1994 – 15 ans déjà – j’ai eu la chance de dévorer les albums les uns après les autres mais il est vrai que depuis le fabuleux album Scenes From a Memory mon oreille a été un peu plus critique sur le groupe même si on a quand même eu le droit à quelques morceaux d’anthologie, Octavarium pour ne pas le citer. L’avant dernier album, Systematic Chaos, était le premier album chez Roadrunner chez qui Dream Theater se devait de prendre ses marques et le second album était forcément très attendu : Black Clouds & Silver Linings.

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J’ai pour la première fois téléchargé l’album sur l’iTunes Music Store et je ne parlerais donc pas du package, je n’ai même pas le booklet. C’est une première mais qui sait peut être que finalement j’achèterais le disque pour enrichir ma collection. L’album est bien plein puisqu’on doit être à 75 min pour 6 morceaux, on est habitué avec les new-yorkais. Mais est ce que quantité est synonyme de qualité ?

A Nightmare to Remember ouvre l’album… Un orage, la pluie au loin… Un piano au son strident, c’est sombre… Et l’explosion guitare/bass/batterie fait mouche avec des nappes de voix et un rythme très puissant. La double grosse caisse de Mike Portnoy chauffe sur cette introduction. John Petrucci nous délivre un riff très rock dans la lignée de l’album précédent. James Labrie arrive est attaque des paroles assez sombre et John Petrucci nous gratifie d’un petit solo magnifique avec un son Hendrixien comme rarement entendu et même Jordan Rudess usent de sons originaux. Le refrain est entraînant, jusque là rien à dire c’est accrocheur, efficace. L’histoire continue… Un accident de voiture… et on entre dans un passage comme seul c’est les faire Dream Theater, le calme après la tempête… Une ambulance, une salle d’opération… Le décor est planté… John Petrucci donne dans le son clair, et James Labrie est comme souvent très à l’aise dans des passages de ce genre et ce refrain est tout simplement énorme, quelle émotion ! Les parties solo sont efficaces et même si elles sont toujours aussi technique elles ne me dérangent moins, faisant partie intégrante du morceau et n’arrivant pas comme un cheveu sur la soupe…Le morceau revient à son début avec ce riff si étrange, si sombre… Et là Portnoy tel un chanteur de gothique délivre un couplet très gore !!! On aime ou on aime pas et bien moi j’aime pour la puissance et pour l’originalité ! Et le morceau finit fort très fort même.

A Rite Of The Passage, que j’ai déjà chroniqué ici, est le single mais il a sa place dans l’album et reste le morceau le plus puissant de l’album. Je trouve néanmoins pas mal de défaut à ce titre, notamment sur la partie solo qui tombe un peu comme ça et fait un peu décousu par rapport au morceau. Cependant, il est très efficace et fera mouche en concert.

Wither apporte un peu de repos à l’auditeur. Dream Theater a toujours apprécié offrir à son public des morceaux plus mélodique, plus calme, une balade. Dans la lignée d’Hollow YearsAnother Day ce morceau est très efficace, le refrain fait son effet et on se laisse prendre au jeu. C’est le genre de morceau qui entraînera tout un public à chanter avec le groupe comme pendant The Spirit Carries On qui fait vibrer la salle à chaque fois ! Beaucoup dirons que ce morceau n’a pas d’utilité, mais dans l’unité d’un album comme celui-ci, il ne gâche rien. Je ne me plains pas de l’équilibre morceau puissant, morceau plus calme c’est ce qui m’a toujours plu chez Dream Theater. Et le solo de John Petrucci est tout simplement énorme, très court mais très bien réalisé, pas des notes à ne pas savoir qu’en faire. Bien vu les gars !

The Shattered Fortress est un morceau complètement fou. Dream Theater et notamment Mike Portnoy a lancé depuis l’album Six Of Inner Turbulence le thème de l’alcoolisme et comment s’en sortir en décrivant les différentes étapes. Et dans chaque album il y avait un morceau et il s’agit là du dernier. C’est un condensé des morceaux précédents reprenant les riffs tous aussi monstrueux les uns que les autres et ce “best of” est tout simplement énorme ! Bien entendu rien de bien nouveau puisqu’il s’agit de reprendre des riffs déjà joué mais de les avoir combiné comme cela n’était pas un exercice facile. J’apprécie la folie générale de ce morceau car on est surpris à chaque mesure ou preque et on se demande parfois comment ils font pour s’y retrouver c’est aussi ça que j’ai toujours aimé chez eux ! La folie !

Dream theater

The Best of Times commence calmement, un nouveau moment de repos après la folie du morceau précédent, le piano entre doucement puis un violon vient ajouter à l’émotion de cette introduction… Rarement Dream Theater avait été aussi nostalgique dans sa musique. La guitare sèche n’arrange rien, le décor est planté. Le morceau se déchaîne ensuite dans un passage plus rock avant de reprendre un tempo plus classique ! Le morceau garde sa mélancolie et on se laisse bercer et charmer par cette ambiance. Il y avait longtemps que le groupe n’avait pas composé un morceau de cette envergure, beaucoup d’ambiance, beaucoup de légèreté et surtout une mélodie omniprésente. Le final de ce morceau est tout bonnement incroyable, tout y passe, les solos sont fabuleux et John Petrucci y laisse ici une part de son âme et laisse un peu la technique de coté, c’est un événement pour moi !

The Count Of Tuscany est le morceau qui termine l’album, encore un morceau épique pour Dream Theater car c’est 20 minutes de musique qui nous ait proposé. L’intro est splendide, que de douceur, et quel génie dans les guitares, les arpèges sont mélodiques et l’orchestration est magnifique. Portnoy se fait plaisir à jouer des roulements bien pensés. La mélodie s’installe doucement mais sûrement et les solos sont techniques mais pas couvert d’une rythmique assommante c’est ici léger et bien réalisé. James Labrie nous gratifie une nouvelle fois d’un chant très propre et sa diction parfaite oeuvre pour les paroles peut être un peu naïve mais dans la lignée de ce que le rock progressif des années 70 pouvait offrir. Les breaks s’enchaînent et les solos aussi rappelant les moments de génie d’un Metropolis Part 1. John Petrucci nous offre même un passage calme, à la Pink Floyd, reprenant doucement la mélodie si entraînante… La guitare classique, le piano et la voix de James Labrie ouvre le final de ce morceau qui va finir en apothéose. John Pettruci démontre son talent et sa technique dans un solo très agréable, tout en finesse, je me régale. Idéal pour terminer cet album.

Difficile de faire le bilan d’un album après une longue semaine d’écoute répétée. Je faisais partie des déçus de l’album précédent et je suis obligé de constater que le groupe a enfin mis un peu de soin sur la recherche mélodique sur cet album. Abandonnant les rythmiques trop métal à mon goût, on garde ici la puissance du groupe mais sur des morceaux plus ambitieux dans la composition. Quelques morceaux se détachent plus que les autres, notamment The Best Of Times qui est pour moi un morceau à part dans le répertoire du groupe, comme si ce morceau était un morceau pour dire que tout allait s’arrêter pour eux, un titre aussi nostalgique donne sincèrement le frisson… La production est de bien meilleur facture cette fois-ci, à croire qu’avec le temps le groupe commence à vraiment comprendre le métier si particulier de producteur. Dommage que la bass soit toujours aussi sous-mixée… Cet album fait plaisir à entendre car je commençais à douter depuis quelques albums et même si je trouve que le groupe ne se renouvelle pas toujours forcément, il y a ici des espoirs et des morceaux qui feront taire bon nombre de détracteurs du groupe je pense. Je regrette bien entendu l’époque ou Mike Portnoy était plus tourné vers sa batterie que vers tout l’univers du groupe (production, promotion…) car c’est peut être son jeu qui manque aujourd’hui le plus de fraîcheur.

Alors fan ou pas de Dream Theater, cet album vaut le détour ! Le rock mélodique est de retour et c’est du tout bon pour mes oreilles :)


To Tame A Land – Cover by Dream Theater #6

juin 28, 2009

Et nous arrivons à la dernière reprise de Dream Theater, cette reprise n’est pas nouvelle puisqu’elle est déjà présente sur cet album de reprise d’Iron Maiden.

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Il s’agit donc de To Tame A Land d’Iron Maiden et le choix n’a rien d’étonnant car Piece Of Mind est l’album préféré de Mike Portnoy. Il avait d’ailleurs été préssenti pour être repris en concert mais c’est finalement The Number Of The Beast qui avait été retenu à l’époque (concert mémorable à la Mutualité à Paris, j’y étais !).

Pour faire simple dans cet album Piece Of Mind, un chef d’oeuvre à mes yeux, To Tame A Land est le morceau qui clos l’album. C’est l’un des premiers morceaux épiques du groupe qui ouvrira les portes à The Rime Of The Ancient Mariner, Alexander The Great et Seventh Son of a Seventh Son rien que ça ! Alors oui je vais pouvoir en parler de cette reprise car on touche ici à l’un des groupes qui m’a apporté beaucoup musicalement.

L’intro est assez fidèle, la bass est très présente un luxe dans les mixages récents des albums de Dream Theater. Le riff de guitare est conforme à l’original, et j’apprécie surtout le respect du tempo car To Tame a Land a un tempo très spécial, tout en finesse. Le morceau attaque ensuite avec toujours une bass omni-présente, j’adore ! Maintenant James Labrie arrive et ne cherche pas à imiter l’inimitable Bruce Dickinson et délivre ici un chant assez sombre, fin et d’une diction très précise. Sur le riff Jordan Rudess s’emploi à jouer la seconde guitare avec un son de sitar, pas trop mal trouvé qui donne un coté exotique au morceau. Je n’ai rien contre. Puis arrive le passage ou la batterie délivre des roulements sur des accords bien puissants ou la voix se lâche avant les solos et c’est assez réussi. James Labrie garde de la sobriété, il chante ici dans une tonalité très éloignée de la sienne, j’avais déjà constaté cela lors de la reprise de The Number Of The Beast, Iron Maiden ce n’est pas son registre. Et nous entrons dans la partie instrumentale. Le morceau a accéléré, comme l’originale d’ailleurs et le riff garde sa puissance mais le gros bémol de cette reprise c’est les solos. John Petrucci n’a pas repris le solo original si précis, si beau et là il délivre un solo gorgé de note et de technique un peu inutile… Puis Jordan Rudess avec le son habituel fait de même, sans émotion, sans feeling quel dommage ! Et le riff de fin reste quant à lui fidèle…

Dans cette série de reprise, c’est le morceau que je connaissais le mieux et mis à part les solos qui sont pour moi la grosse déception de ce morceau, le morceau est resté fidèle à sa construction d’origine. James Labrie a fait de son mieux, et j’ai surtout apprécié d’entendre John Myung !


Larks Tongues In Aspic, Part 2 – Cover by Dream Theater #5

juin 17, 2009

La série se termine presque, encore un morceau à venir, et le groupe ne pouvait pas passer à coté d’un groupe comme King Crimson et c’est chose faite avec cette reprise de Larks Tongues In Aspic, Part 2.

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Le groupe a oeuvré pour ce morceau car reprendre du King Crimson n’est pas donné à tout le monde. L’ambiance est bien reprise ici, ce morceau est très sombre, très technique et très difficile à appréhender. Musicalement ça va dans tous les sens, c’est le second instrumental après Odyssey et on est gâté car le choix est parfait. J’apprécie les claviers sur cette reprise, pas de fioritures on ne joue que l’essentiel et c’est très agréable, ce morceau date de 1973 et il faut replacer tout ça dans le contexte bien entendu et Dream Theater réussi ici à remettre au goût du jour un morceau assez fabuleux mené de main de maître à l’origine par Robert Fripp. J’ai apprécié cette reprise à sa juste valeur, un bien bel hommage une nouvelle fois.


Take Your Fingers from my Hair – Cover by Dream Theater #4

juin 16, 2009

Et bien voilà une nouvelle reprise de Dream TheaterTake your Fingers from my hair” du groupe Zebra.

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Et là je vous dis Zebra connais pas… Après quelques recherches c’est un groupe de Hard Rock des années 80, ce groupe a débuté sa carrière en reprenant Led Zeppelin, les Moody Blues et Rush. Leur carrière est peu passé inaperçu mais pas pour tout le monde on dirait… Alors que dire de cette reprise, c’est un standard du genre, un morceau assez punchy qui laisse la part belle à au chant de James Labrie. Musicalement rien à dire tout est bien en place et les solos sont redoutables. Difficile de juger ce “cover” n’ayant aucune connaissance sur le groupe d’origine…


Odyssey – Cover by Dream Theater #3

juin 15, 2009

Le rock progressif n’avait pas été mis à l’honneur dans ces reprises et bien c’est maintenant chose faite avec Odyssey de Dixie Dregs.

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Rien d’étonnant dans ce choix, le groupe Dixie Dregs a longtemps été une référence pour Dream Theater. La présence de Steve Morse, Rod Morgenstein dans le groupe depuis l’origine et les 3 années passées dans le groupe de Jordan Rudess imposait le choix de ce groupe dans les inspirations. Connaissant peu ce groupe je me suis penché un peu plus sur ce morceau en écoutant l’original et la reprise. Rien à dire les références du Rock Progressif sont là. La présence d’un violon rappelle agréablement Jetrothul. Ce morceau est un peu fou, allant dans tous les sens, il fallait bien un groupe comme Dream Theater pour ne pas perdre pied fasse à la haute technicité de ce morceau épique au possible. Cet instrumental assez phénoménal est dans la lignée de ce que le groupe sait faire, rien d’étonnant que Dixie Dregs soit une référence pour Dream Theater.


Stargazer – Cover by Dream Theater #1

juin 15, 2009

Pour faire patienter les fans, Dream Theater diffuse chaque semaine un morceau cover. Tous les morceaux seront présents dans un CD qui fera parti du coffret spécial que le groupe a décidé de sortir le 23 juin avec le nouvel album : Black Clouds & Silver Linings.

Le premier morceau est Stargazer de Rainbow.

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Ce morceau est chanté à l’origine par le fantasque Ronnie James Dio, et il faut bien avouer que James Labrie fait ici une prestation excellente ! Rien à dire musicalement, ce morceau n’est pas le plus complexe pour le groupe. J’affectionne la sobriété des claviers dans cette reprise qui suit l’arrangement original. Les orgues sont peut être un peu plus moderne mais ça sonne juste. Le solo de John Petrucci est fameux et la rythmique de John Myung et Mike Portnoy fait mouche bien évidemment !

Ce morceau est très frais à l’écoute et c’est agréable car la musique de Dream Theater en a manqué ces derniers années.