Et nous arrivons à la dernière reprise de Dream Theater, cette reprise n’est pas nouvelle puisqu’elle est déjà présente sur cet album de reprise d’Iron Maiden.

Il s’agit donc de To Tame A Land d’Iron Maiden et le choix n’a rien d’étonnant car Piece Of Mind est l’album préféré de Mike Portnoy. Il avait d’ailleurs été préssenti pour être repris en concert mais c’est finalement The Number Of The Beast qui avait été retenu à l’époque (concert mémorable à la Mutualité à Paris, j’y étais !).
Pour faire simple dans cet album Piece Of Mind, un chef d’oeuvre à mes yeux, To Tame A Land est le morceau qui clos l’album. C’est l’un des premiers morceaux épiques du groupe qui ouvrira les portes à The Rime Of The Ancient Mariner, Alexander The Great et Seventh Son of a Seventh Son rien que ça ! Alors oui je vais pouvoir en parler de cette reprise car on touche ici à l’un des groupes qui m’a apporté beaucoup musicalement.
L’intro est assez fidèle, la bass est très présente un luxe dans les mixages récents des albums de Dream Theater. Le riff de guitare est conforme à l’original, et j’apprécie surtout le respect du tempo car To Tame a Land a un tempo très spécial, tout en finesse. Le morceau attaque ensuite avec toujours une bass omni-présente, j’adore ! Maintenant James Labrie arrive et ne cherche pas à imiter l’inimitable Bruce Dickinson et délivre ici un chant assez sombre, fin et d’une diction très précise. Sur le riff Jordan Rudess s’emploi à jouer la seconde guitare avec un son de sitar, pas trop mal trouvé qui donne un coté exotique au morceau. Je n’ai rien contre. Puis arrive le passage ou la batterie délivre des roulements sur des accords bien puissants ou la voix se lâche avant les solos et c’est assez réussi. James Labrie garde de la sobriété, il chante ici dans une tonalité très éloignée de la sienne, j’avais déjà constaté cela lors de la reprise de The Number Of The Beast, Iron Maiden ce n’est pas son registre. Et nous entrons dans la partie instrumentale. Le morceau a accéléré, comme l’originale d’ailleurs et le riff garde sa puissance mais le gros bémol de cette reprise c’est les solos. John Petrucci n’a pas repris le solo original si précis, si beau et là il délivre un solo gorgé de note et de technique un peu inutile… Puis Jordan Rudess avec le son habituel fait de même, sans émotion, sans feeling quel dommage ! Et le riff de fin reste quant à lui fidèle…
Dans cette série de reprise, c’est le morceau que je connaissais le mieux et mis à part les solos qui sont pour moi la grosse déception de ce morceau, le morceau est resté fidèle à sa construction d’origine. James Labrie a fait de son mieux, et j’ai surtout apprécié d’entendre John Myung !